Mini transat 2027: aventure sportive et artistique  

Cap sur la Mini Transat 2027 !

Je m’appelle Karen, j’ai 24 ans et je suis skippeuse en Mini 6.50 depuis plus d’un an et demi. Mon objectif est de participer à la Mini Transat 2027, une traversée de l’Atlantique en solitaire, sans assistance ni moyen de communication moderne, à bord du plus petit bateau de course au large. Le départ est donné à La Rochelle, avec une escale aux Canaries, avant de rejoindre Salvador de Bahia, au Brésil.

La voile fait partie de ma vie depuis l’enfance. J’ai commencé en Optimist avant de naviguer sur différents supports, du trimaran au Diam24, jusqu’à me tourner vers le large.

En parallèle, j’ai suivi un parcours artistique et je suis aujourd’hui diplômée d’un DNSEP (Bac +5) de l’École européenne supérieure d’art de Bretagne, site de Lorient. Ce double parcours nourrit une approche singulière de mon projet : allier la performance sportive, la création artistique et l’innovation.

 

QUALIFIÉE!! 9 Jours en solitaire

Avant de prendre le départ d’une transat, chaque skipper doit franchir plusieurs étapes de qualification. Le parcours comprend notamment 1 500 milles parcourus en course ainsi qu’une qualification de 1 000 milles en solitaire. Une étape incontournable, qui permet de prouver sa capacité à naviguer seul sur la durée.

Pour ma part, j’ai réalisé cette qualification… deux fois. Après une première validation, j’ai fait le choix de changer de bateau pour naviguer sur le Mini 991, un bateau plus performant et mieux préparé pour mon projet. Ce changement impliquait de repartir de zéro et de refaire entièrement la qualification.

Cette seconde traversée n’a pas été de tout repos. Les conditions météorologiques étaient exigeantes et il a fallu composer avec la fatigue, gérer le sommeil par courtes périodes, veiller à bien s’alimenter malgré les mouvements du bateau et apprivoiser la solitude des longues heures en mer.

Le manque de sommeil a fini par brouiller mes repères. Au milieu de l’océan, j’ai même eu une hallucination : pendant quelques instants, j’étais persuadée d’avoir aperçu… une sirène. Une anecdote qui prête à sourire aujourd’hui, mais qui rappelle à quel point cette qualification est une véritable épreuve physique et mentale, autant qu’une formidable aventure.

COLLABORATION ARTISTIQUE

Récemment diplômée des Beaux-Arts de Lorient, j’avais à cœur de faire entrer l’art dans mon projet. Dans la course au large, les collaborations avec des artistes sont encore rares. Pourtant, pour moi, la création fait partie intégrante de mon parcours et de ma manière de naviguer.

La rencontre avec Nora, fondatrice de Bleu Blanc Voile, a été une évidence. Son univers inspiré du monde marin, peuplé de poissons colorés et vivants, fait écho à celui de la mer que je parcours.

Cette année, Nora soutient mon projet en organisant des expositions dont une partie des bénéfices sera reversée à mon aventure sportive. En retour, ses poissons prendront place sur les voiles du bateau, aux côtés de futurs partenaires. Ensemble, nous donnons naissance à ce qui sera l’un des premiers Mini 6.50 à porter une véritable identité artistique.